Préambule

René CAPO à été coordinateur du comité de vigilance de Biscarrosse depuis sa création en 2001 jusqu'en 2014 ainsi que du collectif Aquitain contre les rejets en mer (2005-2006).

Il est également l'un des membres fondateurs de l'Association pour la Défense, la Recherche et les Études Marines de la Côte d'Aquitaine (ADREMCA) en 1979.


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lundi 31 juillet 2017


Comment Limiter l’impact des Crèmes Solaires sur l’Océan ?


 

Ecrit par Guillaume Barucq / Dans ACTUALITES, Crème solaire, Environnement / mars 26, 2017

Le tourisme balnéaire est en plein boom : c’est le secteur touristique qui a la plus forte croissance (763 millions de touristes en 2004 et un doublement prévu d’ici 2020 à 1,56 milliard). En parallèle, la population côtière mondiale augmente : aujourd’hui plus de 60 % de la population mondiale vit à moins de 150 kilomètres du rivage (75 % prévu en 2025).

En même temps que la pression anthropique sur les côtes augmente, la consommation de produits solaires explose. Utilisés largement depuis la seconde moitié du 20ème siècle, ils représentent aujourd’hui un énorme business dont les parts de marché ne cessent d’augmenter, notamment dans les pays occidentaux. Le chiffre d’affaires de la protection solaire à l’échelle mondiale représentait environ 7 milliards d’euros en 2014.

Vu l’ampleur de l’utilisation des produits solaires, il est légitime de se poser la question : les crèmes solaires représentent-elles un nouveau risque environnemental associé au tourisme côtier ? Des chercheurs se sont penchés sur la question.

Les filtres UV peuvent atteindre l’environnement marin par 2 voies principales :

  • directement par l’intermédiaire des activités récréatives comme la baignade ou le surf. Il faut une vingtaine de minutes de bain pour perdre 25% de la crème solaire appliquée sur sa peau. Les études ont montré une relation directe entre la fréquentation des plages et les quantités de crème solaire retrouvées dans l’eau de mer. Sans surprise, on retrouve les concentrations dans le sable les plus élevées sur les plages les plus fréquentées.
  • indirectement par les effluents de stations d’épuration qui laissent passer une partie de ces produits qui se retrouvent dans le réseau d’assainissement via nos toilettes (les produits passant à travers la peau peuvent passer dans la circulation et être éliminés dans les urines), nos douches ou nos lessives.

Une fois dans la colonne d’eau, les composants provenant des crèmes solaires peuvent s’accumuler dans différents compartiments environnementaux.

Presque la moitié des filtres chimiques se concentrent dans les tous premiers centimètres de la couche superficielle d’eau de mer. On retrouve aussi des filtres UV dans des échantillons solides comme le sable ou les sédiments. Des analyses en plein Océan Pacifique ont également montré la persistance de petites doses de résidus de filtres UV en pleine mer à distance des côtes.

Sur les 50 composés organiques autorisés comme filtres UV dans les crèmes solaires, seuls 16 d’entre eux ont été étudiés à ce jour dans le milieu naturel. Les connaissances sont encore très parcellaires et les recherches nécessitent des moyens d’analyse fine car diluées dans le milieu aquatique, les concentrations de filtres UV sont comprises entre le picomole et le nanomole/L.

Les filtres UV peuvent être instables en milieu aquatique et subir des transformations en sous-produits indésirables qui compromettent leurs capacités d’absorption et les rendent plus toxiques. Les filtres UV peuvent être dégradés, transformés ou excités sous l’effet des rayons solaires. Des filtres organiques ou minéraux peuvent ainsi engendrer des DRO (dérivés réactifs de l’oxygène : O2−, OH, H2O2, etc.) toxiques pour le phytoplancton.

Le comble ici est que le soleil – contre lequel les crèmes solaires sont censées apporter une protection – va aggraver la toxicité de certains composants.

La photo-excitation par le soleil de filtres minéraux contenant des nanoparticules de dioxyde de titane (TiO2) ou d’oxyde de zinc (ZnO) produit des quantités significatives de peroxyde d’hydrogène (H2O2) qui entraîne de hauts niveaux de stress sur le phytoplancton et altère l’ADN, les lipides ou les protéines d’organismes marins.

 


 
Certains filtres UV sont non seulement toxiques pour le corail, mais une toxicité a également été observée sur le phytoplancton ou des microalgues.

Les filtres solaires peuvent aussi s’accumuler dans la chaîne alimentaire et ont été retrouvés dans les tissus de divers organismes marins comme les moules, les crustacés, les oursins, les anguilles, les poissons, les mammifères ou les oiseaux marins. Du fait de leur lipophilie, ces composants tendent à s’accumuler dans le muscle et les tissus graisseux des animaux marins.

En plus de leur toxicité potentielle, des effets hormonaux perturbateurs endocriniens de certains filtres UV sur des organismes marins sont possibles.

Autre effet collatéral inattendu : les crèmes solaires peuvent constituer une source importante de nutriments (nitrates, nitrites, phosphates, silicates et ammonium) dissous dans l’eau de mer qui peuvent stimuler la croissance d’algues.

Sachant cela, que peut-on faire pour limiter l’impact des crèmes solaires sur l’environnement marin ?

–> Au niveau individuel :

  • Premièrement, la toxicité potentielle de certains composants de crèmes solaires ne doit pas vous faire renoncer à la protection solaire, bien au contraire.
  • La crème solaire devrait être considérée comme la dernière ligne de protection solaire après : la limitation du temps d’exposition, la protection vestimentaire (top de protection solaire, combinaison, chapeau, lunettes…) et la recherche d’espaces ombragés. La crème solaire reste nécessaire pour couvrir les parties découvertes en cas d’exposition prolongée au soleil.
  • Pour le choix de la crème solaire (et plus généralement des cosmétiques), faites comme la surfeuse Justine Dupont : devenez une surfeuse (ou un surfeur) water-responsable en ne choisissant que des cosmétiques éco-certifiés. Vous pouvez vous orienter vers des crèmes solaires bio à base de produits naturels aux propriétés de photoprotection reconnues. C’est le cas par exemple avec des extraits d’algues rouges du Pays Basque aux propriétés antioxydantes utilisés dans les crèmes solaires des Laboratoires de Biarritz.

Lire aussi : – Une crème solaire peut être bio et efficace.

Certaines marques favorisent des formulations excluant des composants suspectés d’être toxiques pour le corail et proposent des crèmes coral-friendly. Et comme ce qui peut nuire au corail peut aussi nuire au phytoplancton, ce type de produits n’est pas exclusivement réservé aux zones coralliennes.

On entend souvent que les écrans minéraux sont moins nocifs que les filtres chimiques. Ceci est vrai à condition qu’ils ne contiennent pas de nanoparticules dont nous avons vu les effets toxiques potentiels et sur lesquelles persistent des zones d’ombre sur l’impact environnemental et sanitaire.

Pour limiter l’impact sur le milieu marin, il existe quelques astuces. Vous pouvez par exemple faire un plouf dès l’arrivée à la plage et ne vous appliquer la crème solaire qu’en sortant de l’eau, à condition que le bain n’excède pas la dizaine de minutes (plus ou moins selon votre phototype). Certaines crèmes sont plus waterproof (résistantes à l’eau) que d’autres et tiennent mieux.


 

–> Au niveau collectif :

  • Pour les industriels, développer les labels avec des pictogrammes et des avertissements indiquant les ingrédients pouvant nuire au milieu marin, et les produits eco-friendly respectant l’environnement marin.
 
 
  • Mettre en place des campagnes de sensibilisation comme celle que Surf Prevention avait mise en oeuvre en association avec La Ligue contre le Cancer (campagne Surfez Couverts !) ou encore des actions de prévention solaire comme celle menée par la Ville de Biarritz depuis 2014 grâce à la participation active des jeunes en Service Civique citoyenneté et environnement qui délivrent des messages de prévention aux plagistes pendant tout l’été.

  • Développer la recherche : encore relativement peu d’études ont été réalisées sur le sujet des filtres solaires  : les premières analyses remontent à 2002 avec la recherche de filtres UV organiques en piscine et en eau de mer. En 2015, on recensait une cinquantaine d’articles publiés dans des revues à comité de lecture (les chercheurs espagnols, suisses et allemands étaient les plus actifs dans ce domaine). Vu l’enjeu environnemental, il est primordial que l’impact des produits solaires sur les milieux aquatiques soit mieux évalué.

Références :

D. Sánchez-Quiles, A. Tovar-Sánchez / Are sunscreens a new environmental risk associated with coastal tourism ? Environment International 83 (october 2015) 158–170

David Sánchez-Quiles and Antonio Tovar-Sánchez. Sunscreens as a Source of Hydrogen Peroxide Production in Coastal Waters. Environ. Sci. Technol., 2014, 48 (16), pp 9037–9042

Anders Goksøyr et al. Balsa Raft Crossing the Pacific Finds Low Contaminant Levels. Article in Environmental Science and Technology 43(13):4783-90 · August 2009.

Morgane Bachelot et al. Organic UV filter concentrations in marine mussels from French coastal regions. Science of The Total Environment 420:273-9


A propos de l'auteur : Guillaume Barucq

Médecin, surfeur, auteur du livre Surf Thérapie. Adjoint au maire de Biarritz à l'Environnement, Qualité de Vie et Bien-Être.

mardi 20 juin 2017


LES MICROPOLLUANTS :

 Un fléau pour l'humanité !

La Suisse poursuit un combat exemplaire contre les micropolluants.
Elle privilégie la santé humaine à l'aspect économique.

Un exemple :

Les boues issues des stations d'épuration sont interdites d'utilisation en  épandage sur les terrains agricoles.


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Micropolluants :

le Conseil fédéral privilégie les mesures volontaires supplémentaires
Berne, 16.06.2017 

La lutte contre les micropolluants constitue l’un des plus grands défis actuels en matière de protection des eaux, car de très faibles concentrations suffisent pour nuire aux organismes aquatiques. Le Conseil fédéral et le Parlement ont déjà pris diverses mesures en ce sens. Le 16 juin 2017, le Conseil fédéral a adopté le rapport « Mesures à la source visant à réduire la charge de micropolluants dans les eaux » en réponse à un postulat déposé par le conseiller aux États Claude Hêche. Le rapport présente les progrès réalisés et les démarches supplémentaires possibles.

Les micropolluants sont des substances présentes dans les eaux en concentrations infimes. Il s’agit là de produits chimiques, de métaux lourds et d’autres substances problématiques pouvant avoir des effets nocifs sur l’homme, la faune et l’environnement. Les micropolluants parviennent dans les eaux par les canalisations et par infiltration dans les sols, entre autres. Les principaux responsables sont ainsi l’agriculture, les ménages, l’industrie et l’artisanat. Le Conseil fédéral et le Parlement ont déjà pris les mesures suivantes :

§  équipement des stations d’épuration des eaux usées pour éliminer les micropolluants ;

§  élaboration d’un plan d’action national destiné à réduire les risques liés aux produits phytosanitaires et à promouvoir une utilisation durable de ceux-ci ;

§  traitement des eaux de ruissellement des voies de circulation 

§  assainissement des sites contaminés.

Ces mesures contribuent sensiblement à réduire la pollution des eaux.

Recommandations du Conseil fédéral

Le 16 juin 2017, le Conseil fédéral a adopté le rapport « Mesures à la source visant à réduire la charge de micropolluants dans les eaux » en réponse au postulat Hêche 12.3090. Il y démontre comment renforcer – en collaboration avec les cantons, les associations professionnelles, les organismes de recherche et l’économie privée – les mesures prises à la source pour lutter contre les micropolluants. Il s’agit avant tout de mettre en œuvre de manière plus stricte les réglementations existantes. Il faut en outre promouvoir davantage, dans le cadre actuel, une utilisation et une élimination des produits, tels que les médicaments et les pesticides, qui soient respectueuses de l’environnement. Le Conseil fédéral se félicite par ailleurs des efforts fournis par l’économie privée et les associations pour développer des informations sur les produits qui soient pertinentes du point de vue environnemental. Il convient également de tenir davantage compte de la protection des eaux dans la formation initiale et la formation continue du personnel spécialisé proposées en interne par les branches et les associations.

Il y a par ailleurs lieu d’approfondir les connaissances concernant les apports de substances en provenance d’établissements de soins ainsi que d’entreprises industrielles et artisanales et d’examiner les éventuelles mesures nécessaires. Pour y parvenir, il convient de mettre à profit notamment les activités en cours des associations professionnelles. Le Conseil fédéral a chargé les départements concernés d’intensifier leurs efforts dans la limite des moyens disponibles.

Adresse pour l'envoi de questions

M. Michael Schärer, division Eaux, Office fédéral de l’environnement (OFEV), tél. +41 58 464 79 43


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Bordeaux-Métropole.fr
 
Pour en savoir plus :
 
- Les micropolluants dans l'environnement. Quel risque ?
 
- Les sédiments des cours d’eau en France sont pollués par les métaux lourds.
A écouter dans le  "7/9 de France-Inter"  du 20 juin 2017 :
  
- Le Comité de Vigilance de Biscarrosse avait organisé le 28 juin 2014 la première conférence  grand public sur "Les micropolluants et les enjeux pour l'épuration".
Un constat sans appel, aucune station d'épuration actuelle n'est en mesure de traiter les micropolluants.
Pour visionner la conférence : http://renecapo.blogspot.fr/2014/
 René Capo
 
 
 
 
 
 
 

jeudi 1 juin 2017


Journée mondiale de l’océan

Le jeudi 8 juin 2017

http://www.unesco.org/new/fileadmin/MULTIMEDIA/HQ/ERI/icons/quotes-L.png"Un océan sain nécessite de solides connaissances mondiales des services océaniques.

On ne peut gérer ce qu’on ne peut mesurer, et aucun pays seul n’est capable de mesurer la myriade de changements de l’océan" http://www.unesco.org/new/fileadmin/MULTIMEDIA/HQ/ERI/icons/quotes-R.png

Notre océan, notre avenir

Cette année, nous célébrons la Journée mondiale de l'océan avec la toute première Conférence des Nations Unies sur l’océan. Cette manifestation inédite rassemble des chefs d’État, de hauts dignitaires et des acteurs du monde entier, en vue de nouer des partenariats et de renforcer les engagements nécessaires à la mise en œuvre de l’Objectif de développement durable (ODD) 14 du Programme de développement durable à l'horizon 2030, tendant à conserver et exploiter de manière durable un océan qui donne à l’humanité les clés de sa survie, de l’oxygène à un climat qui fonctionne bien, en passant par les éléments essentiels de notre patrimoine naturel et humain.

À cette fin, nous devons cultiver, mobiliser et mettre à profit les meilleures connaissances scientifiques.

Un océan sain nécessite de solides connaissances mondiales des services océaniques. On ne peut gérer ce qu’on ne peut mesurer, et aucun pays seul n’est capable de mesurer la myriade de changements de l’océan. Des Fidji à la Suède, de la Namibie à l’Arctique, tous les gouvernements et partenaires doivent échanger leurs connaissances afin d’élaborer des politiques communes fondées sur la science.

Tel est l’objectif du Rapport mondial sur les sciences océaniques, lancé par l’UNESCO lors de la Conférence des Nations Unies sur l’océan. Ce rapport indique pour la première fois où et comment les capacités existantes en matière d’océanologie autonomisent la société, protègent l’environnement et créent des connaissances pour permettre de conserver les ressources océaniques au bénéfice de tous. Notre message est clair : beaucoup a été fait pour promouvoir et financer l’océanologie, mais il faut faire bien plus encore pour combler les écarts en termes de capacités.

Le statu quo ne suffit pas pour accomplir l’avenir que nous voulons d’ici 2030. Réaliser l’ODD 14 exige de nouvelles solutions scientifiques et leur transformation en stratégies et décisions éclairées. C’est pourquoi l’UNESCO et ses partenaires recommandent que 2021-2030 soit la Décennie internationale de l’océanologie au service du développement durable, afin d’offrir aux gouvernements, à la communauté scientifique, à la société civile et à tous les autres acteurs un cadre pour coordonner et consolider les observations et les recherches nécessaires pour atteindre l’ODD 14.

Nous invitons toutes les personnes intéressées à nous rejoindre et à contribuer à transformer les idées en un vaste plan d’action concertée, assorti de buts et de responsabilités partagés.

La Journée mondiale de l'océan est l’occasion pour nous tous de prendre la mesure des défis mondiaux auxquels nous sommes confrontés en matière de développement durable et d’unir nos forces en faveur de l’océan dont nous avons besoin pour l’avenir que nous voulons.

 
Pour plus d'informations :


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Pour réveiller les consciences par rapport aux jeunes générations…
 

- Les Océans, la plus grande poubelle du monde :


- La Surpêche : Un désastre planètaire :


 
( Pour une très large diffusion auprés de vos contacts )

 
René Capo

 


mardi 9 mai 2017


"WHITE WAVES"

( Vagues blanches )

 
Notre amour pour la mer nous a motivés à faire ce documentaire…

 
La bande annonce : https://vimeo.com/123633744

 
Durée : 01:30:00

Genre : Documentaire

Réalisé par : Inka Reichert

Acteurs :

Un film-documentaire sur les surfeurs qui luttent contre la pollution des océans.

Un jour, quelques petits anneaux de plastique apparaissent sur la plage de Guéthary sur la côte Ouest française. Les jours passent, il y en a de plus en plus, bientôt des centaines de milliers. François Verdet surfe sur les vagues de cette plage durant toute l’année. Il est choqué. Le surfeur voit ces petits objets de plastique pour la première fois de sa vie.
D’où viennent-ils? François ne parviendra pas à dormir tant qu‘il n’en aura pas trouvé l’origine...
Détritus, eaux usées, produits industriels et chimiques – tous finiront dans l’océan, le plus souvent sans que personne n’en ait entendu parler.
Mais quelques uns observent et sentent chaque jour la pollution avec leur propre corps: les surfeurs.
Dès qu’il y a de la houle, ils prennent leur planche et vont surfer en été et en hiver. L’eau est leur vie et ils veulent la protéger. Leur amour de la nature leur donne la force de sortir, enquêter et partir à la recherche des sources de pollution. Ils font des recherches scientifiques dans la mer et les fleuves. Aujourd’hui, ils commencent à en parler aux personnes impliquées, aux hommes politiques et à l’industrie. Au besoin ils vont devant les tribunaux.

L’équipe de White Waves a voyagé deux ans à travers l’Europe pour rencontrer ces surfeurs et divulguer des cas de pollution maritime dont l’origine est souvent inconnue, que ce soient des millions de petits anneaux de plastique ou des bactéries pathogènes dans l’océan.
Elle a choisi le crowdfunding comme financement pour leur projet, afin d’être totalement indépendante.

Toujours curieuse, Inka Reichert combine sa passion pour la science, la nature et les voyages à son travail de journaliste scientifique. Née en Allemagne, en 2012, elle a déménagé à Valence pour vivre près de la mer - ce qui était son rêve depuis toujours. 
White Waves est né d’une autre de ses passions: le surf. 
Ce documentaire lui permet non seulement de faire des enquêtes sur la pollution souvent invisible dans nos océans, mais aussi de montrer que l’amour de la nature des surfeurs peut avoir un effet positif. 

Caméra & montage/ Carlos Toro et Inka Reichert, son: Jesús Rodríguez, musique originale : Jordi Wheeler et Jesús Rodríguez
   
Prix :
- Prix du public, International Surf Film Festival Anglet 2016
- Premio Compromiso por el Cambio, Surfari Festival de Cine Cocumental de Surf de Andalucía.
- Le “JURY SPECIAL” au Mimpi Film Festival, Rio de Janeiro au Brésil.
 
 
White Waves sera représenté ce mois-ci en Corée 
et aux Canaries
 

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Le Comité de Vigilance de Biscarrosse est représenté par votre serviteur dans ce film-documentaire sur la partie consacrée au Wharf de La Salie.

 Si vous souhaitez visionner ce fim-documentaire sous forme de location ou achat par téléchargement, il suffit de vous rendre sur le site


 
Inka Reichert, la réalisatrice et le caméraman Carlos Toro furent reçus à la Mairie de Biscarrosse le 17 avril 2015 à l'occasion de mon départ de la fonction de coordinateur du Comité de Vigilance.

Je voudrais saisir cette occasion pour dire toute mon admiration et considération pour le remarquable parcours réalisé par ces surfeurs venus du Sud de l'Espagne nous apporter un précieux soutien.

 Merci Inka à toi et à ta dynamique équipe pour ce remarquable film-documentaire de sensibilisation que vous avez réalisé et que vous continuez à diffuser sur d'autres continents pour dénoncer ces pollutions qui détruisent la vie marine de nos océans et à terme la santé humaine.

 Quel bel exemple !

Alain Dudon, Maire de Biscarrosse et président du Comité de vigilance, Inka Reichert et René Capo
 
 
Reportage réalisé par José Cervera de Naviguer En Aquitaine :
 
René Capo
 (POUR UNE TRES LARGE DIFFUSION)


 

dimanche 30 avril 2017

 
Sauvons les insectes pollinisateurs en semant des graines pour les aider !
Zone de BZZZ - Semons des graines pour aider les insectes pollinisateurs !
 
 
 
 
Créons 1000 "Zone de BZZZ" et plus !
 
Des espaces pour protéger les abeilles et insectes pollinisateurs.
 
 
// Objectif : 1000 "Zone de BZZZ" !
 
Partout en France plantons des fleurs pour protéger les abeilles et insectes pollinisateurs.
 
Nous comptons sur vous.
 
 
// Pourquoi créer une "Zone de BZZZ" ?
 
25 000 abeilles disparaissent chaque minute en France... comme beaucoup d'autres polinisateurs !
 
Depuis l'utilisation de ces insecticides néonicotinoïdes en 1995 en France, le taux de mortalité des abeilles est passé de 5% à 30% voire 40% selon les années, ce qui représente en moyenne la disparition de 300 000 ruches par an.

Cet effondrement n'est que la partie immergée de l'iceberg... beaucoup d'autres espèces sont concernées : rien qu'en France, la super-famille des apoïdes dont font partie les abeilles compte 1200 espèces d'insectes.
 
Illustration - insectes pollinisateurs
 
Les abeilles solitaires et les bourdons ainsi que l'ensemble des pollinisateurs sauvages se cachent pour mourir et nous assistons silencieusement à la disparition d'une biodiversité essentielle à la survie de l'humanité :
 
  • Sur les 100 espèces végétales cultivées qui fournissent 90% des aliments mondiaux, 71 sont pollinisées par les abeilles.
  • Avec leur disparition, ce sont 65 % des plantes agricoles qui sont menacées, soit 35% de notre alimentation.
  • Les cultures maraîchères et fruitières dépendent par exemple à 90% voire 100% des pollinisateurs domestiques et sauvages.
  • 80% des plantes à fleurs dépendent de ce type d'insectes pour leur reproduction et donc pour leur survie.
  • La disparition des abeilles coûterait 2,9 milliards d'euros par an rien que pour la France.
 
Les raisons de cet effondrement sont multiples mais il est possible d'identifier les principaux responsables :
  • l'épandage d'insecticides,
  • l'artificialisation des terres agricoles,
  • l'arrachage des haies,
  • la systématisation de monocultures intensives conduisant à la création de déserts verts, vastes étendues sans fleurs à polliniser.
 
Face à cet écocide (1) nous avons décidé de nous mobiliser en vous proposant de créer des "Zone de BZZZ".
 
 
// Une "Zone de BZZZ", c'est quoi ?
 
1. Choisissez une contrepartie pour recevoir un ou plusieurs PACKS "Zone de BZZZ" comprenant :
  • Un sachet de graines pollinifères ;
  • + un panneau vous permettant d'identifier la "Zone de BZZZ" ;
  • + un autocollant et un badge "Sauvons les abeilles" ;
  • + un reçu fiscal pour déduire de vos impôts 66% du montant de votre don (SAUF pour la contrepartie à 15€) ;
 
2. Semez des graines pollinifères et/ou laissez pousser la flore sauvage afin de préserver des "zone de BZZZ" ;
 
3. N'utilisez aucun pesticide chimique ;
 
4. Placez le panneau "zone de BZZZ" à l'entrée ou à proximité de l'espace protégé afin d'afficher votre engagement en faveur des insectes pollinisateurs ;
 
 
 
 
 
 
Ne doutez jamais qu'un petit groupe de gens réfléchis et engagés puisse changer le monde. En fait, c'est toujours comme cela que ça s'est passé. - Margaret Mead (1901 - 1978) - Anthropologue.
 
Stéphen, Martin, Benjamin, Magali, Mathias, Stéfanie, Antoine, et toute l'équipe d'Agir pour l'Environnement.
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(1) ECOCIDE :
Un écocide est un acte de destruction ou d'endommagement important d'un écosystème lié à un facteur anthropique, notamment par l'exploitation excessive de celui-ci dans le but de subvenir à d'autres processus ou systèmes (écophagie). Par exemple, les marées noires, la déforestation des forêts tropicales, l'assèchement de la mer d'Aral dû aux prélèvements excessifs par l'homme de l'eau des fleuves qui la constitue, sont parfois qualifiés d'écocide ou de « suicide écologique ». Ce néologisme est construit à partir des mots écosystème et génocide car il symbolise la destruction systématique et totale d'un écosystème, à la nuance près que cette destruction n'est pas forcément intentionnelle.
Le concept de crime d'écocide est débattu depuis 1947 au sein de la Commission du droit international pour préparer le Code des crimes contre la paix et la sécurité de l'humanité[1]. Dans les années 1970, il a aussi été proposé d'inclure le crime d'écocide dans la Convention sur le Génocide de 1948. Mais il a été retiré en 1995 du projet de Code et donc n'a pas été inclus dans le Statut de Rome. Depuis la fin des années 1990, diverses tentatives ont visé à le réintégrer dans le droit international en proposant soit un amendement au Statut de la Cour pénale internationale pour lui permettre d'élargir ses compétences, soit en l'adoptant dans des directives européennes, soit en créant de nouvelles juridictions officielles comme le projet de Cour Pénale de l'environnement, ou par d'autres juridictions, type tribunal moral Russel par exemple.
 
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La santé humaine est également menacée.
 
"Générations Futures" a fait analyser les urines de 30 "cobayes" dont la chanteuse Emilie Loizeau, les humoristes de France Inter Charline Vanhonecker et Alex Vizorek, des enfants et adultes qui vivent en zone urbaine ou agricole.
Résultats ?
100% des échantillons contiennent des résidus de cet herbicide classé cancérigène probable pour les humains en 2015 par le Centre International de Recherche sur le Cancer (CIRC) :
 
Les scientifiques tirent le signal d'alarme :
 
Merci de bien vouloir accorder une large diffusion auprés de vos contacts.